Figer le vivant pour comprendre l’évolution
Dans le 5ᵉ arrondissement de Paris, au cœur du Jardin des Plantes, la Grande Galerie de l’Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle est un espace où le temps et la vie se rejoignent pour raconter son histoire. Inaugurée en 1994 après une rénovation de l’ancienne galerie de zoologie, elle dresse, dans sa verticalité, une représentation de la biodiversité mondiale.
Sur plus de 6 000 m², quelque 7 000 spécimens naturalisés, des mammifères aux invertébrés en passant par les oiseaux et les poissons, restent figés, témoignant de la diversité du vivant à différentes époques. Ce ne sont pas que de simples objets de curiosité, loin de là : ils constituent de véritables archives de comment la science était pensée il y a quelques siècles. Collectés par des naturalistes, explorateurs et chercheurs depuis le XIXᵉ siècle, ils servent aujourd’hui à l’étude des mécanismes de l’évolution via l’observation ou la comparaison des espèces afin de rendre compte de la transformation du vivant.
Au deuxième étage, une salle dédiée regroupe des espèces aujourd’hui disparues ou gravement menacées, rappelant au visiteur que l’évolution n’est pas seulement un fait passé, mais un processus en cours, bien trop souvent influencé par l’activité humaine.
Ainsi, en figeant le vivant, la Grande Galerie offre une double lecture : celle du passé naturel de la vie sur Terre, et celle des défis contemporains liés à la préservation de la biodiversité. Cette combinaison de lieu, d’archive et de message scientifique en fait un espace de médiation, entre savoir et conscience collective.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Rayan Lhopital (17 décembre 2025). Figer le vivant pour comprendre l’évolution. Le Grand public. Consulté le 17 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15dec